samedi 7 février 2015

Réflexions et pensées : Une certaine inadaptation comme signe de bonne santé mentale

Lorsqu’il m’est arrivé de dire que je n’aimais pas cette époque, et plus généralement le monde tel qu’il tourne, on m’a parfois fait compendre, et souvent les grands médias m’ont fait comprendre,  que cela était dû au fait que j’étais aigri, frustré, jaloux, et réactionnaire.
Mais ! lorsque dans un État tyrannique, une personne, après avoir été emprisonnée et maltraitée, critique ensuite ceux ayant provoqué ce qu’elle a subi, lui rétorque-t-on : tu dis ça parce que tu ne les aimes pas, parce que tu es aigri, jaloux, et frustré ? Non, on ne lui assène pas un tel propos.
Lorsqu’on n’aime pas l’hypocrisie donc, dans le sens premier du terme, puisque c’est de ça dont il est question, on ne peut que se sentir martyrisé par ce monde, on ne peut que s’y sentir mal, contrairement à ceux qui s’y ébattent comme des bactéries dans une eau polluée à laquelle elles se seraient adaptées, et qui viennent vous reprocher de ne pas aimer l’eau polluée.
Il est tout à fait normal, dans un monde comme le nôtre, d’être aigri, frustré, et même jaloux. C’est tout à fait compréhensible. C’est un signe de bonne santé mentale.
Pour quiconque, au premier abord, vomir signifie être malade ; mais vomir peut aussi être considéré comme une réaction permettant de conserver une bonne santé, si cela se produit après avoir absorbé un aliment toxique. Il faut en réalité s’inquiéter pour les gens qui dans ce cas ne vomissent pas.
Un esprit de qualité, à l’identique, comme un estomac délicat, sachant faire la différence entre une chose saine et une chose malsaine, dans les grandes lignes, ne peut pas aimer ce monde, ne peut que le vomir, lorsqu’il comprend qu’elles en sont les règles.

samedi 24 janvier 2015

Réflexions et pensées : Bernard-Henri Lévy

Pythagore a dit : « Le monde est une comédie dont les philosophes sont les spectateurs. »
Lorsqu’on voit et qu’on entend Bernard-Henri Lévy, on se dit qu’ils peuvent aussi en être les acteurs. À moins que Bernard-Henri Lévy ne soit tout simplement pas philosophe ; c’est possible ! Certains diront que c’est même plus que possible, puisqu’il joue, et même surjoue dans la comédie censée être disséquée par un philosophe digne de ce nom.
Disons donc qu’il n’est pas un philosophe, mais un comédien incarnant un philosophe.
Certains rétorqueront que pour tenir de tels propos, il faut ne pas avoir compris que depuis Pythagore les choses avait évolué. Eh oui ! on l’oublie trop souvent celle-là : l’évolution. Avec elle, ou ce qui est supposé la représenter, on parvient à faire passer pour évoluée une quantité incroyable de choses ne l’étant pas le moins du monde.
Aujourd’hui, évolution doit être entendu comme monter en bas. En réalité, on l’aura compris, il serait plus juste de parler d’involution, ou de dégradation, enfin ! un mot voulant vraiment dire descendre en bas, afin que le mot évolution, lorsqu’il est employé pour parler d’une amélioration quelconque, puisse à nouveau vouloir dire monter en haut.

jeudi 22 janvier 2015

Réflexions et pensées : Finesse et subtilité

Il y a une façon de vouloir rester dans la finesse et la subtilité destinée à se cacher à soi-même. Rien ne doit dépasser, et surtout pas ce qui pourrait nous faire déchoir du piédestal de marbre sur lequel nous nous sommes installés. Tout doit être mesuré. Pas réfléchi ! et surtout pas librement réfléchi ; non : mesuré, calculé, contraint, forcé d’entrer dans le gabarit de ce qui doit nous faire faussement paraître moralement raisonnable et spirituellement élevé, ce qui est une manière grossière, vulgaire et sournoise d’être fin et subtil.
Reprocher à quelqu’un d’avoir parfois une vision primaire ou abjecte lorsqu’il a simplement voulu être honnête en considérant l’animalité des êtres, la vérité crue des choses, sans paravent trompeur, n’est pas signe de finesse et de subtilité, car c’est choisir de se priver d’éléments essentiels et fondamentaux sans lesquels aucun raisonnement correct, précis, et le plus exact possible, ne peut être mené. Sans prétendre évidemment qu’il faille tout étaler sans une mesure intelligente celle-là, c’est ça, être fin et subtil, et rien d’autre ; c’est préférer être exigeant et donc tout faire pour se débarrasser des convenances hypocrites.
Se cacher les paramètres dérangeants de sa condition afin de se voir et d’être vu comme quelqu’un de subtil et de fin, ce n’est pas le moins du monde faire preuve de finesse et de subtilité. Au contraire, c’est se satisfaire d’un résultat de raisonnement erroné, biaisé par les faux-semblants moraux imposés par la vanité, et c’est donc, encore une fois, être grossier et vulgaire, et qui plus est, hypocrite : la pire des grossièretés et des vulgarités qui soient.
Le véritable homme d’esprit n’a pas de principes – et surtout pas moraux –, si ce n’est celui de chercher à voir la vérité, quelle qu’elle soit, ce qui est le plus élevé des principes, la plus respectable des règles morales si on tient à tout prix à parler de morale.
À partir de là, il faut tout de même reconnaître qu’il est difficile de totalement respecter ce type d’exigences. De toute façon, on est moins voire beaucoup moins souvent qu’on le croit à la hauteur de ses propres valeurs, et la majorité des gens ne le sont jamais. Nos belles conceptions mentales sont trop souvent contredites par notre humanité, ce que précisément n’acceptent pas de reconnaître celles et ceux passant leur vie à se cacher derrière une finesse épaisse, et une subtilité artificielle et bornée.

mardi 20 janvier 2015

Réflexions et pensées : La sincérité

Ce qui compte, comme l’affirment les bourgeois célèbres du monde du spectacle et du divertissement, c’est la sincérité avec laquelle on fait les choses. On ne trompe pas les gens disent-ils, ces gens qui sentiraient immédiatement quiconque agirait hypocritement. Quel conte à dormir debout ! Comme si on ne pouvait pas mentir avec sincérité une fois qu’on croirait plus ou moins ses propres mensonges, grâce à une dose suffisante de naïveté et de mégalomanie. Ce qu’ils appellent sincérité, j’appellerai ça plutôt la patte blanchie du loup. Comment font les escrocs et les manipulateurs professionnels ? Comment font-il pour berner les gens ? Mais en utilisant la sincérité bien sûr ! Ils sont capables de paraître plus honnêtes que n’importe quelle personne véritablement honnête, et de faire passer quelqu’un exprimant certaines vérités pour un menteur ; parce qu’ils ont la faculté de mentir avec une sincérité parfois déconcertante, grâce entre autres à une absence de scrupules. Et puisque, pour les gens, sincérité veut dire vérité, alors ça passe.
Les comédiens et les acteurs font la même chose – les chanteurs aussi d’ailleurs. Leurs métiers respectifs exigent qu’ils puissent pleurer, rire, être révoltés, joyeux, sincères, sans qu’on voit qu’ils jouent, alors même qu’on sait qu’ils jouent. Rien ne les empêche donc, lorsqu’ils souhaitent donner d’eux une apparence flatteuse – ce qui occupe tout de même une grande partie de leur temps –, de chercher à duper le monde en jouant la comédie en dehors des moments où ils exercent leur profession, et d’être même fréquemment dupes de leur propre comédie, car être dupe de soi est beaucoup plus courant qu’être dupe des autres. C’est très commun.
Pour cet ensemble de raisons, il faut se garder d’idéaliser la sincérité.

dimanche 18 janvier 2015

Réflexions et pensées : Voir l’utopie plutôt que la réalité

Ce qui me fascine, c’est qu’en France – pour parler du pays que je connais le mieux, mais cela se passe de la même façon dans beaucoup d’autres pays –, plus la propagande affirme que l’on est libre et évolué, et plus on est en réalité ligoté et dégénéré.
Dans un monde comme le nôtre, qui infantilise les gens, et qui vénère l’image, et donc les bons sentiments – ces rois de l’apparence –, tant que l’emballage est joli, tout passe.

mardi 13 janvier 2015

Réflexions et pensées : Le juste milieu

Lorsqu’on observe une forêt, ou un bord de mer, on peut être amené à se dire que la nature est un désordre ordonné. L’homme, lui, produit souvent ce qu’on pourrait appeler soit un ordre ordonné, soit un désordre désordonné (notre époque). Il parvient difficilement à produire un entre-deux subtil, sa condition l’en empêche.

vendredi 9 janvier 2015

Réflexions et pensées : Les écrivains

Il y a des écrivains dont les livres sont à leur service, au service de leur belle image ; d’autres dont les livres sont au service des histoires qu’ils racontent ; et d’autres encore dont les livres sont au service de la vérité ou de la recherche de la vérité. Les premiers sont nombreux, les deuxièmes peu nombreux, et les troisièmes sont rares.

jeudi 8 janvier 2015

Réflexions et pensées : Recherche d’emploi

Quand quelqu’un cherche un travail, dans les structures mises en place par l’État, on n’hésite pas, si on l’estime nécessaire, à lui conseiller de rédiger un C.V. en partie mensongé et d’être en partie faux pendant un entretien d’embauche, et tout le monde semble trouver normal ce grand jeu de dupes, personne ne s’en étonne. Cela en dit long sur la nature humaine.

Réflexions et pensées : L’optimisme d’État au service de l’illusion

Les personnes lucides, et donc méfiantes, peuvent être comparées aux animaux sentant venir une catastrophe naturelle et s’en protégeant par la fuite avant qu’elle arrive, tandis que les personnes dans l’illusion, ayant une vision améliorée du monde, et ne comprennant donc pas de quoi elles devraient se méfier, sont généralement, pourrait-on dire, les meilleures alliées de ce qui permettra qu’une situation dégénère ou que survienne un événement dommageable ou catrastrophique, ceci expliquant pourquoi le système diffuse une vision positive du monde futur qu’il nous promet à condition qu’on se fie à lui, pour plonger ceux qui le croient dans l’illusion, l’inconscience, afin qu’ils ne se méfient pas de l’épilogue préjudiciable ou funeste qu’ils auront à subir dans ce soi-disant futur "merveilleux".

lundi 5 janvier 2015

Réflexions et pensées : Le divertissement

Les gens qui cherchent constamment à se divertir ne se demandent pas pourquoi ils se comportent ainsi, puisqu’ils ignorent ce qui humainement et culturellement leur manque les poussant par compensation à vouloir toujours se divertir, puisqu’ils ignorent que ce qui leur manque leur manque, puisqu’ils ignorent ce que vaut et ce qu’apporte ce qui leur manque, ou parce qu’ils ignorent que ce qui leur manque existe.

dimanche 4 janvier 2015

Réflexions et pensées : Les bonnes intentions

Très souvent, les paroles vertueuses d’une personne sont contredites par ses actes, par son comportement. C’est à la lumière de ces contradictions que l’on devine ses réelles intentions et sa personnalité. C’est pourquoi, pour connaître quelqu’un, il vaut toujours mieux tenir compte de ce qu’il fait que de ce qu’il dit, ou disons mettre en parallèle ce qu’il fait avec ce qu’il dit. Généralement, ses paroles sont au service des autres, pendant que ses actes sont à son service.
Les personnes dont les actes et le comportement accréditent leurs paroles sont finalement assez rares.
Parfois, lorsqu’une personne défend une cause dite généreuse, ses paroles et ses actes paraissent en accord, mais c’est dans ce cas ce qu’elle omet de dire qui montre ses intentions et sa personnalité, ce qu’elle omet de dire étant ce qui révélerait que sa cause n’est pas si belle, si grande et désintéressée qu’elle veut le faire croire.
Notre époque regorge d’exemples illustrant ce qui vient d’être dit.

jeudi 1 janvier 2015

Réflexions et pensées : L’homme cultivé

L’homme moderne est sans culture, sans origine, sans identité, sans personnalité, sans saveur, un peu comme les fruits et les légumes que l’on fait pousser hors-sol et que l’on dit familièrement avoir un goût de plastique, à la différence que lui, l’homme, c’est de cette manière qu’il faut le cultiver, si on souhaite récolter un vrai légume.

dimanche 21 décembre 2014

Réflexions et pensées : La prétention

La prétention, souvent, c’est avoir conscience de ce que l’on sait, mais pas de ce qu’on ignore.

dimanche 14 décembre 2014

Réflexions et pensées : Une étude a montré...

— Une étude a montré que lorsqu’une personne avait telle ou telle qualité, elle avait aussi souvent, à un niveau équivalent, le défaut inverse de cette qualité, ceci voulant dire que les gens les plus intelligents, par exemple, sont potentiellement capables d’être les plus idiots.
— Ah mais moi je l’ai toujours dit, je suis le roi des imbéciles !

Réflexions et pensées : Le temps, l’espace, et la matière

Le temps est le contenant et ce qui permet qu’existe cet objet en trois dimensions qu’est l’espace dans lequel il donne à la matière la possibilité d’être et de se mouvoir, car il n’est pas possible de passer d’un état, d’un lieu, d’une forme, ou d’une situation A, à un état, un lieu, une forme, ou une situation B, sans qu’il soit possible de passer d’un temps 1 à un temps 2. Là où le temps n’existerait pas, il n’y aurait pas d’espace, et donc pas de monde.

lundi 1 décembre 2014

Réflexions et pensées : L’égalité (2)

Dire que les êtres humains sont tous égaux n’est ni généreux ni bienveillant ; c’est uniquement ne pas vouloir froisser les prétentions et les vanités, et pour tout dire les flatter, afin de les manipuler, de les utiliser pour en tirer profit, en commençant par se faire bien voir d’elles. Lorsqu’on a compris ça, on a compris en grande partie comment était dirigé notre monde.

vendredi 28 novembre 2014

Réflexions et pensées : La littérature

La littérature, ça devrait être : pouvoir dire à un nombre potentiellement important ou très important de gens des choses qu’on ne peut dire dans la vie qu’à un nombre limité de personnes.

lundi 24 novembre 2014

Réflexions et pensées : Une certaine défense du bien

Ceux répétant dès qu’ils le peuvent combien il est important pour eux de défendre le bien, ce n’est pas le bien qu’ils aiment, si ce n’est celui qu’ils pensent d’eux et celui qu’ils se souhaitent en faisant croire qu’ils le souhaitent aux autres ; non ! leur apparente bonté n’a presque toujours qu’un seul but : cacher et se cacher ce qu’il y a de bas ou de mauvais en eux.